Le Brésil vu par un Français qui vit à Balneario Camboriu
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Internet haut débit au Brésil.

Si vous habitez au Brésil et comme partout dans le monde et que vous êtes abonné à  un service de data mobile, vous devez être comme moi : vous devez parfois dépasser votre forfait journalier, hebdo ou mensuel. Côté ADSL en revanche (ou autre techno internet fixe) il n’y a pas de limite en termes de données qui transitent mensuellement sur notre ligne haut débit, on paye la vitesse de connexion, mais pas la quantité de données.



Cela semble une réalité internationale, mais le Brésil qui fait souvent les choses différemment veut justement Innover! (il n’y pas le terme dénover et c’est dommage) . Il parait que Oi, Vivo NET viennent d’annoncer des changements dans leur contrat avec une fixation des limites de données téléchargées par mois! On va donc maintenant payer la vitesse et les Gigaoctets!

Le plan de données le plus cher chez vivo offre 25 Mbit/s (download) et autorise 130 gigaoctets (soit 4 gigas par jour ce qui n’est pas trop mal, sauf si on a netflix, filmon, chromecast et  youtube. Bref une famille de geek comme chez moi, on doit dépasser les 130 Gigas allègrement.  De mon côté j’allais m’abonner à netflix HD, mais avec une limite à 130 gigas, ça va surement coincer.

130 gigas à la maison, partagés avec tous les périphériques connectés, en regardant des films sur Netflix, écouter de la musique Deezer, regarder des vidéos sur YouTube, envoi et de réception d’informations par Dropbox, Bos et Onedrive, va faire que des millions de personnes vont se retrouver sans internet en quinze jours. La solution que j’envisage et d’avoir deux opérateurs à la maison. 1) pour des raisons de disponibilité (les services tombent en panne plusieurs fois par jour)  et maintenant pour une raison de capacité. De plus j’ai l’intention d’acheter des caméras de surveillance Arlo de chez NetGear et là mon forfait uplink va exploser grave.

Vous pourrez lire en portugais, une explication en partugais plus élaborer que ma pauvre traduction. Pour l’instant je n’ai pas eu encore de désagrément, car je suis à cheval sur deux maisons et donc deux forfait data, mais je n’ai pas encore netflix ni mes caméras de surveillance.

Ce qu’on peut dire et généraliser avec cette nouvelle.

  • Rien n’est gagné d’avance, au Brésil les reculées sont aussi spectaculaires que les avancées.
  • Faire un business de data temps réel, comme donner des cours de langues, c’est presque de l’histoire passée.
  • Ici au Brésil, il n’y a aucune maintenant préventive, les opérateurs corrigent les défauts seulement s’il y a une plainte, alors, il faut se plaindre en permanence.
  • Les opérateurs au Brésil goulottent les transferts de données internationales, alors un film hébergé aux USA, y a peu de chance qu’on ait pas une coupure ou des attentes longues pour que le buffer se remplisse.

Bref sachez que les télécoms au Brésil, c’est, (comme on dit en Afrique) « façon façon patron ». Cela dit, tout ce que j’affirme ici, c’est un  ressentit personnel et je généralise peut-être.  Notons que tout de même il y a une certaine logique dans le fait qu’on taxe les réseaux en fonctions du nombre de données, car effectivement ça coûte cher de transporter des données !

Suite au prochaine épisode….

 

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